Thomas d'Aquin (1224-1274)




Voilà donc ce que nous ayons écrit pour détruire l'erreur en question, non en invoquant les dogmes de la foi, mais en recourant aux raisonnements et aux dits des philosophes eux-mêmes. Si quelqu'un faisant glorieusement étalage du faux nom de la science veut dire quelque chose contre ce que nous avons écrit, qu'il ne s'exprime pas dans les coins sombres ou devant des gamins qui ne savent pas juger de matières si ardues, mais qu'il réplique à cet écrit par un écrit, s'il l'ose. Il trouvera face à lui non seulement moi, qui suis le dernier de tous, mais bien d'autres zélateurs de la vérité, qui sauront résister à son erreur ou éclairer son ignorance.


De l'unité de l'intellect contre les averroïstes (1270)

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 L'enseignement ne donne pas le pouvoir de faire quelque chose, mais seulement la connaissance de la manière de faire cette chose. Or, c'est par l'enseignement que certains apprennent à réaliser ce genre d'opérations magiques. Il n'y a donc en eux aucun pouvoir de produire ces effets, mais seulement une connaissance.

Somme contre les Gentils, liv.III (1259)
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Si quelqu'un souhaite écrire contre cet ouvrage, cela me sera très agréable ; en effet, la vérité ne se manifeste jamais mieux qu'en résistant à ceux qui la contredisent et en réfutant leur erreur ; comme le dit le livre des Proverbes : "le fer s'aiguise par le fer, l'homme s'affine au contact de son prochain" 

De perfectione (1271)
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Si quelqu'un voulait contredire cet ouvrage, qu'il n'aille pas caqueter devant des gamins, mais qu'il écrive un livre et le publie afin que les gens compétents puissent juger ce qui est vrai et réfuter ce qui est faux par l'autorité de la vérité. 

Contra retrahentes (1269)

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