Baruch Spinoza (1632-1677)



Par substance, j'entends ce qui est en soi et est conçu par soi, c'est-à-dire ce dont le concept n'a pas besoin du concept d'une autre chose pour être formé.

L'Ethique, livre I (1677)

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Tout ce qui est, est ou bien en soi, ou bien en autre chose.

L'Ethique, livre I (1677)

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Les choses n'ont pu être produites par Dieu autrement qu'elles ne l'ont été, ni dans un autre ordre.

L'Ethique, livre I (1677)

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L'homme pense.

L'Ethique, livre II (1677)

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La fausseté consiste en une privation de connaissance, qu'enveloppent les idées inadéquates, autrement dit mutilées et confuses.

L'Ethique, livre II (1677)

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Toute idée qui en nous est absolue - autrement dit, adéquate et parfaite - est vraie. 

L'Ethique, livre II (1677)

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Par sentiments, j'entends les affection du corps, par lesquelles la puissance d'agir de ce corps est augmentée ou diminuée, aidée ou contenue, et en même temps les idées de ces affections. 

L'Ethique, livre III (1677)

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La haine est la tristesse accompagnée de l'idée d'une cause extérieure. 

L'Ethique, livre III (1677)

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La moquerie est la joie née de ce que nous imaginons qu'il y a quelque chose à mépriser dans une chose que nous haïssons.

L'Ethique, livre III (1677)

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L'audace est le désir qui nous pousse à agir dans un péril auquel les autres craignent de s'exposer. 

L'Ethique, livre III (1677)

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L'ambition est le désir immodéré de la gloire. 

L'Ethique, livre III (1677)

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L'appétit sexuel (libido) est aussi le désir et l'amour de l'union des corps. 

L'Ethique, livre III (1677)

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